Ce que Pandaloc propose concrètement aux propriétaires et locataires
Deux tiers des propriétaires bailleurs en France gèrent leur location sans passer par une agence. Pourtant, la plupart le font avec des outils disparates, du temps perdu et une pile de documents à éplucher manuellement. Pandaloc est né de ce constat, pendant le confinement de l’été 2020, à l’initiative de David Laval, Nawfel Abd et Laetitia Riachi – avec 50 000 € de capital de départ et une idée claire : centraliser tout le processus de mise en location pour les particuliers.
La plateforme, membre de la French Tech Grand Paris, couvre trois grandes étapes : la diffusion de l’annonce, l’analyse des dossiers locataires et la signature du bail. Chaque brique est pensée pour éliminer les allers-retours chronophages qui découragent les bailleurs autonomes.
La signature électronique qualifiée eIDAS mérite une mention spéciale : contrairement aux signatures numériques basiques, ce niveau de certification confère une valeur légale équivalente à une signature manuscrite devant notaire. Pour un propriétaire qui gère tout à distance, c’est un avantage concret.
Comment fonctionnent les annonces sur Pandaloc?
Une fois votre annonce créée, Pandaloc la diffuse simultanément sur Le Bon Coin, À vendre À louer, Facebook Marketplace et Jinka. Pas besoin de ressaisir les informations sur chaque site. La visibilité est maximale dès la publication, ce qui explique les délais courts de mise en location que mentionnent régulièrement les utilisateurs.
Les candidats locataires soumettent leurs dossiers directement via la plateforme. Chaque dossier reçoit un score de 1 à 10, calculé à partir des documents certifiés : identité, revenus fiscaux, comportement budgétaire. Le locataire choisit lui-même le niveau de certification qu’il souhaite fournir, ce qui crée une transparence dans les deux sens.
Pour mesurer l’utilité de ce scoring, voici un chiffre concret : sans outil d’analyse, le dossier d’un couple avec garants représente en moyenne 50 pages et 30 minutes de lecture. Pandaloc ramène cette charge à quelques clics. Le baromètre des loyers intégré à la plateforme analyse plus de 50 000 annonces immobilières sur trois mois, ce qui aide aussi à calibrer un loyer cohérent avec le marché local.
Quels sont les tarifs pratiqués par Pandaloc?

Pour le propriétaire, le premier logement est gratuit. À partir du deuxième bien, la plateforme facture 5 € par mois et par logement supplémentaire. C’est un modèle rare dans le secteur : la majorité des outils concurrents facturent dès le premier bien ou appliquent un abonnement global plus élevé.
Du côté locataire, les frais se situent entre 20 % et 35 % du loyer mensuel au moment de la réservation. Sur un loyer de 800 €, cela représente entre 160 € et 280 €. En comparaison, une agence traditionnelle applique généralement des honoraires de 8 à 10 % du loyer annuel – soit entre 768 € et 960 € pour le même bien. L’écart est significatif : selon les situations, Pandaloc revient 65 % à 80 % moins cher pour le locataire.
| Acteur | Coût propriétaire | Coût locataire |
|---|---|---|
| Pandaloc | Gratuit (1er bien) / 5 €/mois ensuite | 20 % à 35 % du loyer mensuel |
| Agence traditionnelle | Variable selon mandat | 8 à 10 % du loyer annuel |
Avis et retours d’expérience sur Pandaloc
Sur Trustpilot, Pandaloc affiche une note de 4/5 sur 871 avis. Ce volume d’évaluations donne une lecture fiable : on n’est pas sur une poignée de témoignages triés sur le volet.
Les retours positifs reviennent sur deux points : la rapidité de mise en location grâce à la diffusion multi-sites, et la lisibilité des dossiers reçus. Plusieurs propriétaires indiquent avoir trouvé un locataire en moins d’une semaine, ce qui reste difficile à obtenir avec une annonce publiée sur un seul portail.
Les critiques, elles, portent surtout sur le support client et l’accompagnement à la prise en main. Pour un utilisateur peu à l’aise avec les outils numériques, la plateforme peut paraître abrupte au démarrage. Ce n’est pas un défaut rédhibitoire, mais c’est un point à anticiper si vous n’êtes pas habitué à gérer vos démarches en ligne.
Pandaloc reste une option pertinente pour les bailleurs autonomes, mais avec des limites à connaître

Pandaloc a été absorbé sous la marque 123Loger en 2025. Si vous cherchez encore l’ancienne URL ou le logo d’origine, c’est désormais 123Loger qui opère les mêmes services. Le fond de la plateforme n’a pas changé, mais l’identité visuelle et la communication ont évolué.
Pour un bailleur qui veut garder la main sur sa location sans payer des honoraires d’agence, la proposition tient la route : coût maîtrisé, diffusion large, dossiers pré-triés. La signature eIDAS lève aussi une contrainte fréquente pour les bailleurs éloignés géographiquement de leur bien.
La limite réelle reste le niveau d’autonomie exigé. Pandaloc outille, mais n’accompagne pas. Si un litige survient ou qu’une clause de bail pose question, vous êtes seul. Pour les propriétaires qui louent pour la première fois, ce manque de conseil humain peut peser. Pour ceux qui ont déjà plusieurs locations derrière eux, c’est précisément ce qu’ils recherchent : un outil qui exécute sans superflu.
L’essentiel : la plateforme a prouvé son utilité sur un segment précis – les bailleurs qui savent ce qu’ils font et veulent juste aller plus vite. Pour les autres, l’outil seul ne remplace pas une première expérience solide du droit locatif.